La mort de Jean René Junior Olivier

 

La Fondation canadienne des relations raciales est très troublée par la nouvelle de la fusillade de Jean René Junior Olivier à Repentigny, Québec, dimanche. L'histoire de Jean René est une double tragédie. Sa mort prématurée ressemble à plusieurs autres cas où l'intersection des questions de santé mentale et de race a des conséquences fatales. Il y a trois ans, une enquête de la CBC a révélé que 42 % des personnes décédées lors d'une rencontre avec la police souffraient d'une forme de détresse mentale. Les Noirs sont 20 fois plus susceptibles d'être abattus par la police et les autochtones 10 fois plus susceptibles d'être abattus par un membre des forces de l'ordre. Ces statistiques stupéfiantes sont une preuve supplémentaire que les appels désespérés à la réforme de la police dans tout le pays doivent être entendus.

Les forces de l'ordre doivent envisager de faire davantage appel à des professionnels de la santé mentale plutôt que de recourir à la force meurtrière pour résoudre des situations comme celle de dimanche. Nous demandons également aux autorités de mener une enquête rapide, approfondie et transparente qui permettra à la famille de M. Olivier de ressentir un certain niveau de justice à la suite de sa mort. Si ces éléments ne sont pas pris en compte, nous continuerons à faire face à d'autres tragédies comme celles de Jean René, Ejaz Choudry, Regis Korchinski-Paquet, Rodney Levi et D'Andre Campbell, encore et encore. Et ce n'est pas une option viable pour une société canadienne équitable et humaine.

 

  • Last modified
    3/08/21