Canada 89/150: Remzi Cej

Par Citizenship & Immigration Canada Article reproduit de Citizenship & Immigration Canada's Journée mondiale des réfugiés - Histoires

Remzi Cej avait 15 ans lorsqu’avec ses parents il a dû fuir la guerre du Kosovo en 1999. Pendant plus d’un an, ils ont dû vivre dans des camps de réfugiés en Albanie. Aujourd’hui, Remzi a reçu une bourse Rhodes et siège au conseil de la Commission des droits de la personne de Terre-Neuve-et Labrador.

Fuir le Kosovo a été douloureux. Sa famille a commencé son long périple en marchant le long de la frontière albanaise en se faisant systématiquement refouler par les forces paramilitaires serbes. Ils ont marché plus de 270 kilomètres en une semaine, accompagnés par des milliers d’autres comme eux. Beaucoup ont péri le long de la route. Un an avant leur calvaire, le frère de Remzi avait fui vers la Turquie. Ils n’avaient plus eu de ses nouvelles depuis des années lorsque, grâce à un journaliste, la famille a pu de nouveau être réunie.

Remzi raconte : « Nous avons frôlé la mort de si près. Nous avons failli disparaître comme tant d’autres innocents avant nous. Dans un tel environnement, vous découvrez toute la valeur de la vie et vous appréciez chaque moment que vous partagez avec votre famille. C’est une émotion que je n’oublierai jamais. »

La famille de Remzi a été relocalisée par le haut commissaire aux Nations Unies. Lorsqu’on leur a dit que le Canada les acceptait et que trois familles d’une ville nommée St-John désiraient les recevoir, il se souvient avoir pensé : « Quel genre de pays est-ce donc pour que de parfaits étrangers désirent nous accueillir dans leur communauté ? »

Remzi a réussi ce que beaucoup ne peuvent que souhaiter faire. Il a obtenu un diplôme à Oxford, il parle sept langues, a la vision d’un monde équitable et une passion pour les droits de l’homme. Il est résolu à faire avancer les choses et, à ce jour, a déjà reçu de nombreux éloges pour son action.

« Le premier signe d’appartenance que vous ressentez apparait au moment où des gens que vous ne connaissez pas vous tendent la main alors que vous en avez besoin. Grâce à ceux qui nous ont parrainés, je me suis senti le bienvenu dès que ma famille a mis le pied dans cette merveilleuse province. Aujourd’hui, je me prépare à accueillir un réfugié que j’ai coparrainé à St-John et je suis heureux de pouvoir offrir à une autre personne qui fuit les persécutions et la violence l’occasion de faire à nouveau partie d’une communauté. »

 
Compassion

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